Quelle campagne et quelle candidature ?

Publié le par Caupl

Notre campagne sera collective

Nous avons entériné de la nécessité de « subvertir» cette campagne « Sème République» en installant dans le paysage une campagne collective: nous ne voulons pas d'un candidat en premier plan avec des partis et collectifs rassemblés derrière lui mais un groupe de porte­paroles qui représentera toute notre diversité. Le candidat n'étant qu'un porte-parole parmi les· porte-paroles. L'exercice sera difficile tant la personnalisation à outrance de la politique s'est installée dans le paysage médiatico-politique mais nous ferons les efforts volontaristes en ce sens (meetings communs type campagne du 29 mai, conférences de presse communes, partage des medias, etc ... ). Nous voulons «collectiviser» cette campagne non seulement pour afficher dès maintenant notre volonté d'instituer une 6ème République - élu, n'oublions pas que notre candidat, serait le dernier Président de la Sème puisque nous avons prévu de rapidement supprimer sa fonction actuelle - mais aussi parce que nous sommes certains que notre diversité est notre richesse et donc la condition de notre efficacité !

Elle lie indissociablement présidentielles et législatives

Une association évidente: la présidentielle n'est pas pour nous un « coup» sans lendemain et nous voulons redonner à l'assemblée sa place centrale. D'où également la nécessité de travailler dès maintenant aux candidatures pour les législatives. (un autre document en précisera là aussi la méthode proposée).

Elle portera programme décidé en commun

Si notre diversité est notre richesse il reviendrâ à rios porte-paroles mais plus encore au candidat de porter l'ensemble de notre programme et n'on tel ou tel aspect choisi ou privilégié.

Passons maintenant aux choses concrètes. à une méthode ...

Vne date: les 9 et 10 décembre

Nous avons retenu une date pour le lancement officiel de la campagne et donc la désignation à la fois du groupe de porte-paroles et du candidat: le week-end du 9 et 10 décembre. Un nom devra être validé à cette occasion par les délégués des collectifs et les représentants des mouvements politiques.

Elle ne supporte aucun préalable

Tout préalable pour quiconque ou contre quiconque est à rejeter car il signifierait évidemment une exclusion de fait or nous cherchons à rassembler toute la gauche antilibérale ce _ qui suppose de ne pas commencer par en exclure une partie.

V ne méthode positive pas destructive

Nous ne sommes pas engagés dans des primaires qui pousseraient l'un(e) à gagner contre les autres. Ce serait, n'en doutons pas, l'échec annoncé de notre démarche. L'idée est de chercher tous ensemble, candidats à la candidature compris, la meilleure solution. Il s'agit donc d'une réflexion et d'un choix à aborder de façon résolument positive ce qui doit avoir des incidences sur la tonalité de nos débats: dans les collectifs comme entre mouvements politiques. Tout se dire sans langue de bois - pas de préalable ne signifie pas de refuser les préférences - mais avec sérénité. Nous cherchons à tous gagner! Ensemble.


D'ici là il faudra dégager un double consensus

Le temps du débat est donc venu pour savoir qui sera le (la) plus indiqué(e) pour être notre candidat( e). La réunion des 14 et 15 octobre et celles du collectif national ont montré une large majorité pour dégager ce nom à partir du double consensus qui est la marque de notre démarche: celui des collectifs et celui des mouvements politiques qui composent notre . rassemblement. Double consensus ne signifie évidemment pas la nécessité d'être tous d'accord sur un nom dans un premier temps mais par contre de tous s'accorder sur le nom qui sortira de nos réflexions et débats.

Ouels cadres de déshmation ?

Il reviendra donc aux délégués des collectifs réunis les 9 et 10 décembre de désigner notre candidat(e). En réalité, il s'agira de valider ou d'infirmer le nom qui sera proposé. Le premier terme ne devrait pas faire problème si d'ici là nous avons tous œuvré efficacement et avec le souci de refléter la plus grande légitimité possible.

Des débats ont déjà eu lieu. Des mouvements politiques ont débattu pour savoir s'ils présentaient ou pas des candidats à la candidature et pour certains, même, ont voté ou voteront. Ce qui est vrai pour les partis l'est également vrai des sensibilités plus ou moins formelles qui existent en notre sein. Enfin des personnalités ont jugé que leur candidature pouvait être utile à notre démarche.

A ce stade il en ressort neuf noms: Clémentine- Autain, José Bové, Marie-Georges Buffet, Patrick Braouzec, Yves Salesse. 

C'est maintenant aux collectifs de s'emparer de cette question. S'il ne s'agit bien évidemment pas de « forcer» tous les collectifs à le faire, il apparait essentiel que ce débat ait lieu le plus souvent possible tant cette candidature doit être notre.

Partout donc si possible mais avec qui? Plus encore que pour les autres étapes de notre campagne, justement parce qu'il s'agit peut-être de la dernière et plus haute marche, ce débat doit avoir lieu lors de réunions réellement populaires et unitaires. Non pas réservées aux animateurs les plus réguliers des collectifs mais ouverte au maximum à tous ceux qui depuis la campagne référendaire ont montré leur intérêt pour une campagne commune. Ce débat doit déborder du cercle militant - qu'il soit militant d'un parti ou pas - pour notamment aller au devant des classes populaires, des quartiers, des entreprises, des écoles ...

Des débats après mi-novembre. De même il faudra si possible un effort volontariste pour rester le plus longtemps ouvert à toutes les sensibilités présentes dans la campagne du 29 mai. Nous pensons aux socialistes du non de gauche qui pourraient clairement s'engager avec nous selon le résultat de leur propre vote (ler tour le 16 novembre) mais aussi à la majorité de la LCR à qui les portes restent évidemment ouvertes. Pour toutes ces raisons il nous apparait nécessaire d'attendre la mi novembre pour tenir des réunions-sur ce thème.

A partir de Quels critères organiser le débat sur la pertinence d'une candidature?

Nous en dénombrons cinq même si nous ne prétendons pas à l'exhaustivité. Nous reviendrons succinctement sur le deux premiers largement abordés plus haut.

  • Le respect du collectif. Pour toutes les raisons indiqués précédemment nous devons avoir l'assurance que le (la) candidat( e) jouera collectif.

  • Le respect du programme. Il (elle) devra porter l'ensemble du programme, en être au cœur.

  • Fédérer au mieux notre diversité. Nous l'avons dit celle-ci est notre richesse mais elle est aussi le plus grand des obstacles pour désigner un seul nom. Aucun ne vient d'une génération spontanée. Tous héritiers d'une longue histoire, qu'ils soient organisés ou pas dans un parti, ils ne peuvent aujourd'hui prétendre représenter parfaitement et de façon égale tous les courants qui traversent notre démarche. Et pourtant il sera nécessaire de le réaliser le mieux possible: c'est une question de respect de toutes les composantes mais aussi d'efficacité en terme électoral.

  • L'efficacité pendant la campagne. Même si nous serons volontariste pour imposer la campagne la plus collective possible, nous savons quand même que le (la) c~dit(e) sera le plus sollicité par les medias, débats contradictoires, meetings ... Le tout dans une campagne intense.

  • Préserver notre avenir commun. Nous ne remettons pas nos victoires à demain: nous portons dès maintenant une vocation majoritaire pour une gauche de transformation et s'engager dans cette campagne ne signifie-pas engager parallèlement, dans le même temps, un nouveau mouvement. Tout cela est vrai mais dans le même temps nous savons que cette campagne serait inutile pour changer la donne à gauche si elle ne s'inscrivait pas dans la durée. Notre unité se doit d'avoir un avenir. Il nous faut donc un candidat qui permette ou tout au moins laisse. ouvert cette perspective d'un rassemblement durable. Cette élection n'est pas un« coup» sans lendemain et la candidature devra porter le mieux possible cet espoir de construction commune.

Comment rendre compte des discussions et choix des collectifs?

Nous vous proposons de nous renvoyer des comptes rendus de vos réunions en indiquant le nom du collectif, le nombre de présents aux réunions sur ce thème avec un « inventaire» politique de la réunion (quelles sensibilités représentées ou présentes? associatifs? syndicalistes? etc ... ).

De façon à simplifier « l'analyse» de ces comptes-rendus nous vous proposons de reprendre ces critères dans les conclusions et éventuellement l'explication de vos choix.

Chaque collectif peut évidemment exprimer son ou ses opinion(s) de la manière qu'il le souhaite mais il serait utile d'adjoindre à cette partie « qualitative» une partie quantitative. A ce stade il n'est pas suggéré de généraliser partout des votes d'où il ressortirait un seul nom car il apparait à une majorité d'entre nous que nous entrerions alors dans une « course» à l'élimination dont nous ne voulons pas et qui pourrait diviser les collectifs. Par contre une démarche de classement par préférence (voir même par critère) serait sans doute utile pour dégager une tendance.

Une commission dépouillera les comptes-rendus.

Au fur et à mesure ces comptes-rendus seront dépouillés au niveau national par une commission représentant toutes les sensibilités. Ses çonclusions serviront de support à une discussion au niveau national entre mouvements et sensibilités politiques afin d'essayer de se mettre d'accord sur un nom avant le 9 et 10 décembre.

Si comme nous l'avons expliqué, cette démarche se fait dans un esprit constructif et respectueux du choix de tous ceux qui militent ensemble dans les collectifs, le nom devrait être validé sans difficulté le 10 décembre ...

Eric Coquerel

Version 21 octohre


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Publié dans Candidature

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